Un traumatisme peut se manifester de différentes façons : flashbacks (y compris émotionnels ou sensoriels), cauchemars, troubles du sommeil, hypervigilance, irritabilité, difficultés de concentration, sentiment de déconnexion, réactions intenses face à certains déclencheurs ou encore évitement.Ces manifestations ne sont pas des "faiblesses" mais des réactions normales d’un système nerveux marqué par un choc. Si vous vous reconnaissez dans ces signes, une évaluation en séance peut vous aider à mieux comprendre ce que vous traversez et à retrouver des ressources pour aller mieux.
Le traumatisme simple est lié à un événement unique et ponctuel (accident, agression, opération chirurgicale, catastrophe naturelle, etc.). Le traumatisme complexe, lui, résulte d'expériences répétées dans le temps, souvent dès l’enfance, comme la négligence, la violence ou des relations précoces marquées par l’insécurité.
J’utilise une approche intégrative, adaptée à chaque personne et à chaque situation. Selon vos besoins, nous pouvons travailler avec :- Somatic Experiencing (SE) : pour libérer progressivement les charges traumatiques restées figées dans le corps et permettre au système nerveux de retrouver sa capacité naturelle de régulation.
- EMDR : une méthode reconnue scientifiquement qui utilise des stimulations bilatérales (mouvements oculaires, sons ou tapotements alternés) pour aider le cerveau à retraiter des souvenirs traumatiques. L'expérience passée perd ainsi son caractère envahissant et peut être intégrée de manière plus apaisée.
- Internal Family Systems (IFS) : particulièrement adapté aux traumas complexes, il permet de rencontrer et de comprendre les différentes parts de vous-même (parfois en conflit ou en souffrance) et de restaurer plus d'harmonie intérieure.
- NARM (Modèle Relationnel Neuro-Affectif) : pour explorer et transformer les dynamiques issues des traumatismes de développement et des blessures relationnelles précoces.
Travailler sur un traumatisme implique d'entrer en contact, d’une manière ou d’une autre, avec les souvenirs difficiles. La différence, c’est que nous le faisons de façon progressive et sécurisée, en mobilisant vos ressources et en veillant à ce que vous ne soyez jamais submergé·e. L'exposition permet ainsi de transformer l'expérience plutôt que de la revivre, et d'aider votre système nerveux à intégrer que l'événement appartient au passé et que le danger n’est plus là aujourd’hui.
Il n'est pas nécessaire d'avoir des souvenirs précis pour travailler sur un trauma. Le corps et le système nerveux gardent une trace de l’expérience, même quand la mémoire consciente fait défaut. Nous pouvons nous appuyer sur vos sensations, vos émotions actuelles et les réactions de votre corps pour avancer, sans chercher à forcer le souvenir. L'objectif n’est pas de "retrouver" le passé à tout prix, mais de vous aider à libérer ce qui reste bloqué et à retrouver plus de sécurité dans le présent.
Chaque personne avance différemment. Dans le cas d'un traumatisme ponctuel (accident, agression, événement isolé), le travail peut souvent s'inscrire dans un temps relativement délimité, et les bénéfices se font sentir plus rapidement. Dans les traumas complexes, le chemin est souvent plus long, car il s'agit de déconstruire des mécanismes installés depuis des années. Mais au fil de la thérapie, vous devriez progressivement retrouver plus d’espace, de sécurité et de choix intérieurs.
Après un choc ponctuel (accident, agression, etc.), il est recommandé d'attendre quelques semaines, afin de laisser au système nerveux le temps de se réguler naturellement. Si les symptômes persistent ou s'intensifient au-delà d'un mois, un accompagnement peut être particulièrement bénéfique. Dans tous les cas, vous pouvez aussi prendre des séances dès le départ, simplement pour être soutenu·e dans ce que vous traversez. Pour les traumatismes anciens, complexes ou répétés, il n’est jamais "trop tard" pour commencer.